Dans la série des illustrations des récits mythologiques et légendaires, voici une première peinture consacrée aux contes et pour commencer, une œuvre inspirée des fameux contes des 1001 nuits.

Encre noire et gouache sur papier kraft (29x20cm)
Dans la série des illustrations des récits mythologiques et légendaires, voici une première peinture consacrée aux contes et pour commencer, une œuvre inspirée des fameux contes des 1001 nuits.

Encre noire et gouache sur papier kraft (29x20cm)

(acrylique sur papier, 65x43cm, 2010)
Comme personne ne me le demande :-), je prends moi-même la décision de réaliser des illustrations de récits mythologiques, légendaires et autres contes de la littérature mondiale. Source inépuisable de créations. Et pour commencer, j’ai emprunté à la mythologie grecque la fameuse figure légendaire d’Héraklès.

Encre noire et gouache sur papier kraft brun (29x20cm)


Le légende de Judith revisitée.

Composition rouge et jaune (2015)

Cette peinture est représentative du cheminement de certains de mes travaux. A la fois terme de nombreuses études liées aux geishas (voir le projet des cent vues ici : http://atomic-temporary-53567413.wpcomstaging.com/about/) et qui m’ont permis de libérer plus facilement le geste que dans les estampes numériques de ce même projet.
En multipliant les figures des geishas mais aussi les études de danseuses voir plus bas), j’ai crée en quelque sortes des “motifs” que l’on pourrait qualifier de minimaux ou d’essentiels et qui ne conservent que l’esprit.
Pour ce nouvel opus, la technique utilisée est basée sur le geste (au pinceau comme pour le dessin) qui amplifie le mouvement tout en préservant et en accentuant le caractère graphique, la couleur étant réduite ou simplifiée à des lignes et contrastes colorés.
J’ai essayé ici de réunir ce qui définit mes orientations artistiques : à la fois liberté du dessin (rapide et efficace), simplicité de la peinture (mais pas minimaliste) et esthétique. Il n’en reste pas moins que le sujet garde son importance (danseuses, geishas ou figures profanes ? ) qui donne sens à la peinture et qui ouvre sur des interprétations et des possibilités multiples. Bref, encore de nombreuses œuvres en perspective… (et avec le sourire)
Exemples d’études de geishas et de danseuses :




Nasr Eddin Hodja est un (…) personnage ingénu et faux-naïf prodiguant des enseignements tantôt absurdes tantôt ingénieux, qui aurait vécu en Turquie de 1208 à 1284 né à Sivrihisar et mort à Aksehir. Sa renommée va des Balkans à la Mongolie et ses aventures sont célébrées dans des dizaines de langues, du serbo-croate au persan en passant par le turc, l’arabe, le grec, le russe et d’autres.
Son personnage s’est fondu à celui de Joha (au Maghreb) Jha, Djha ou Djouha. Le personnage de Joha (en Egypte il s’appelle Goha, en Turquie il s’appelle Nasreddin Hoca (prononcer Hodja) préexistait à celui de Nasr Eddin Hodja sans que l’on puisse clairement déterminer l’origine de ce personnage du monde arabo-musulman. En Afghanistan, Iran et Azerbaïdjan, on l’appelle Mollah Nasreddin et en Asie centrale Appendi (du turc efendi : monsieur), mais ce sont toujours les mêmes aventures que l’on raconte à son propos. Ses histoires courtes sont morales, bouffonnes, absurdes ou parfois coquines. Une partie importante d’entre elles a la qualité d’histoire enseignement. (Source : wikipédia)
Le personnage de Nasr Eddin Hodja m’est apparu un sujet de prédilection pour le dessin. A l’instar de multiples représentations et images (souvent destinées aux enfants), Nasr Eddin est ce que l’on peut appeler une “figure” ou une icône tant le personnage dépasse la simple humanité et permet d’imaginer et de développer librement ce qui se dégage des histoires dont il est le protagoniste.
“Ce fou non dément est souvent considéré comme un “illuminé”, comme un “ravi”. La lumière dérangeante qu’il projette sur les choses lui vient d’ailleurs. Il peut alors apparaître dans certaines traditions comme un instrument divin, comme la bouche par laquelle Dieu envoie aux hommes une parcelle de la vérité cachée. Car sa simple malice donne par ailleurs la grâce de comprendre”.
Jean-Louis Maunoury (Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja, introduction p.18, Ed. Phébus, Libretto, 2002)
J’ai tenté donc de transcrire la bouffonnerie ou la ruse du Hodja et répété certains traits que j’ai pris plaisir à tracer : portraits où le personnage défie le spectateur et interroge celui qui croit savoir, ou bien encore la malice non feinte de celui qui sait et qui en joue avec ses congénères : bref une certaine idée du personnage.

Pour ce qui est de la forme employée, j’ai réalisé dessins, esquisses pour finalement travailler à la gouache. L’idée de réaliser un grand format à la peinture m’est apparu plus tard et je pense m’y atteler bientôt.
En attendant, il m’est apparu naturel, tout comme les histoires de Nasr Eddin Hodja sont brèves, de multiplier les travaux rapides et simples. Ainsi les illustrations suivantes :




Ishtar est le nom d’une déesse chez les Assyriens et les Babyloniens. Les Sumériens l’appelaient Inanna. Elle doit sa renommée à son activité culturelle et mythologique jamais égalée par une autre déesse du Moyen-Orient. À son apogée, elle était déesse de l’amour physique et de la guerre, régissait la vie et la mort. Elle semble avoir comme descendance Aphrodite en Grèce, Turan en Etrurie et Vénus Victrix à Rome. Elle a un aspect hermaphrodite (Ishtar barbata), comme beaucoup de déesses de ce type. (Source : Wikipedia)
“Produit vraisemblable d’une archaïque fusion de plusieurs divinités différentes, dont une belliqueuse et quasi virile, d’origine sémitique ; une autre, sumérienne, ultra-féminine et patronne de l’amour libre ; une troisième, plus ou moins rattachée à la planète que nous appelons toujours Vénus, la déesse Inanna (en sumérien)/Istar (en akkadien) offrait généreusement à l’imagination mythopoïétique une personnalité débordante.”
Source : J. Bottéro et S.N. Kramer, “Lorsque les dieux faisaient l’homme” (Gallimard, Bibliothèque des Histoires, 1989, P.203)


Directement inspirée de l’Edda et de la mythologie nordique, la déesse Freyja symbolise la fécondité. Mais elle est aussi considérée comme un modèle de lascivité. Le feu sous la glace pourrait-on dire, mais cette qualité est également reconnue dans d’autres mythologies chez des déesses ou de simples mortelles.


